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Assurance professionnelle du chauffeur de taxi

La fiche officielle ne présente pas l’assurance du taxi comme une obligation nommée : elle invite à assurer le véhicule en tant que véhicule professionnel et à prendre une responsabilité civile professionnelle pour l’activité. Le chauffeur artisan est responsable de son assurance, le locataire de licence signe un contrat de location-gérance, le salarié n’a rien à souscrire puisque l’entreprise paie l’assurance du véhicule. Source : Service-Public.fr, fiche « Devenir chauffeur de taxi » (13 juillet 2026), lue le 26 octobre 2026.

Taxi parisien Toyota Mirai à pile à combustible
Un taxi parisien : Toyota Mirai à pile à combustible. Photo : Damian B Oh, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Quelles obligations d’assurance pèsent sur ce métier ?

Garanties, statut, condition et pièce demandée : chauffeur de taxi
Garantie Statut Condition Pièce ou preuve
Assurance du véhicule professionnel Conseillé par la fiche Chauffeur artisan ou locataire de licence ; le salarié n'a pas à souscrire Attestation d'assurance du véhicule en usage professionnel
RC Pro de l'activité Conseillé par la fiche Assurance « responsabilité civile professionnelle » à demander auprès de tous les assureurs Attestation de RC Pro
Assurance du salarié À la charge de l'employeur L'entreprise de taxis entretient le véhicule et paie son assurance Aucune pièce côté chauffeur

Source : « Devenir chauffeur de taxi ». Statuts expliqués sur la page Assurance par métier.

Artisan, locataire de licence ou salarié : qui assure le taxi ?

La fiche distingue trois statuts, et l’assurance n’a pas le même porteur dans chacun. L’artisan est indépendant : il doit être propriétaire de sa licence, achetée ou obtenue gratuitement, et il est responsable de son véhicule, de son entretien et de son assurance. Le locataire de licence est lui aussi un entrepreneur indépendant, mais il loue l’autorisation de stationnement (ADS) à une entreprise spécialisée par un contrat de location-gérance d’au moins un an. La fiche cite un loyer d’environ 3 500 € par mois à Paris. Dans ce statut, c’est l’entreprise de location qui entretient le véhicule.

Le salarié n’a pas de licence personnelle. Il perçoit un salaire fixe et un pourcentage du chiffre d’affaires de son compteur, et l’entreprise entretient son véhicule et paie son assurance. Avant de chercher un contrat, déterminez donc dans quel statut vous roulez : un locataire de licence qui suppose que le loueur assure tout, sans lire son contrat de location-gérance, prend un risque de découvert.

Comment assurer le véhicule d'un taxi ?

La fiche demande d’assurer le véhicule « en tant que véhicule professionnel ». Cette précision a une conséquence pratique : une assurance de véhicule particulier ne correspond pas à un usage de transport de personnes à titre onéreux. Le véhicule doit comporter les équipements réglementaires : lumineux de toit avec la mention « taxi » et le nom de la commune, taximètre, terminal de paiement, imprimante reliée au compteur, plaque indiquant le numéro de licence et les départements d’exercice. Il peut compter 9 places assises au maximum, chauffeur compris.

Le contrôle technique est obligatoire la première année d’activité, puis chaque année. Il est à l’initiative du chauffeur, qui ne reçoit aucun rappel : un contrôle manqué peut compliquer une déclaration de sinistre, d’où l’intérêt d’inscrire la date au calendrier dès l’immatriculation.

À quoi sert la RC Pro d'un chauffeur de taxi ?

La responsabilité civile professionnelle couvre l’activité elle-même, distincte du véhicule : un passager qui se blesse en montant, un bagage endommagé, un dommage causé à un tiers lors d’un arrêt. La fiche se limite à indiquer qu’il s’agit d’une assurance que tous les assureurs proposent, sans chiffrer de plafond ni citer de base légale.

Aucune garantie minimale n’est fixée par la fiche. En l’absence de montant public, la comparaison de deux devis porte sur les postes suivants : dommages corporels, matériels et immatériels, franchise, exclusions de conduite, et surtout les types de courses déclarés : maraude, réservation préalable, transport conventionné.

Taxi conventionné et réservation préalable : qu'ajoutent-ils au dossier ?

Les taxis conventionnés assurent le transport assis de personnes malades ou médicalisées. Ils signent la convention-cadre nationale adoptée le 13 mai 2025 avec l’Assurance maladie. Une nouvelle tarification s’applique depuis le 1er octobre 2025. Les exploitants conventionnés ont jusqu’au 1er janvier 2027 pour équiper chaque véhicule d’un dispositif de géolocalisation certifié par l’Assurance maladie et d’un système électronique de facturation intégré (SEFI).

La réservation préalable, de son côté, est obligatoire pour le chauffeur sans licence ou pour toute course hors du ressort territorial de l’ADS. Le justificatif, sur support papier ou électronique, mentionne le numéro d’ADS, le Siren de l’exploitant, les coordonnées du client, l’heure de la réservation et celle de la prise en charge. Ces deux régimes élargissent le type de courses effectuées : une course conventionnée ou hors ressort doit être déclarée à l’assureur comme telle.

En quoi le taxi diffère-t-il du chauffeur VTC ?

Les règles d’assurance sont opposées sur un point précis. Le chauffeur VTC exploitant doit souscrire une RC Pro, dont l’attestation est exigée pour l’inscription au registre, et une garantie financière de 1 500 € par véhicule dans les cas prévus : voir la fiche du chauffeur VTC. La fiche du taxi, elle, formule une recommandation (« pensez à ») et ne chiffre aucune garantie. La différence vient de la source consultée : la lire comme une dispense serait une erreur, car la fiche ne dit pas que ces assurances sont facultatives.

Que réunir avant de demander un devis ?

  • Statut d'exercice : artisan, locataire de licence ou salarié, et contrat de location-gérance le cas échéant
  • Numéro d'autorisation de stationnement (ADS) et ressort territorial
  • Types de courses : maraude, réservation préalable, transport conventionné par l'Assurance maladie
  • Certificat d'immatriculation du véhicule et date du dernier contrôle technique
  • Siren de l'entreprise et forme juridique (micro-entrepreneur, EI, EURL, SASU, SARL, SAS)

Questions fréquentes

La RC Pro est-elle obligatoire pour un taxi ?

La fiche officielle invite à la prendre (« pensez à ») sans la qualifier d'obligation, et ne cite aucune base légale. Elle ne dit pas non plus qu'elle est facultative : demandez à votre assureur et conservez l'attestation.

Quelle assurance faut-il pour un artisan taxi ?

La fiche demande d'assurer le véhicule en tant que véhicule professionnel et de prendre une responsabilité civile professionnelle pour l'activité. L'artisan est responsable de son véhicule, de son entretien et de son assurance.

Combien coûte une RC Pro de taxi ?

Aucune source officielle ne publie de tarif. Le prix dépend du type de courses déclarées, du véhicule et de l'assureur : comparez deux devis décrivant les mêmes activités.

Un taxi salarié doit-il s'assurer lui-même ?

Non pour le véhicule : la fiche précise que l'entreprise entretient le véhicule et paie son assurance. Elle ne dit rien d'une RC Pro personnelle du salarié.

Quels métiers proches consulter ?

Sources lues le 26 octobre 2026 : « Devenir chauffeur de taxi », mise à jour le 13 juillet 2026.

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